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Senior et logement : les différentes options
03/04/2025 - 4 min de lecture
Rubrique : Tendances
tout un mag pour vous
À mesure que l'on avance en âge, le choix du logement devient une étape cruciale pour assurer confort et qualité de vie. Les seniors disposent aujourd'hui d'une multitude d'options adaptées à leurs besoins et préférences.
Des résidences autonomes aux maisons de retraite, en passant par les solutions de colocation ou le maintien à domicile, chaque option présente des avantages uniques. Cet article explore ces différentes alternatives, afin d'aider les seniors et leurs familles à faire un choix éclairé pour un avenir serein.
Sommaire :
Chaque année, les accidents domestiques sont à l'origine de nombreux décès et handicaps chez les personnes âgées de plus de 65 ans et les chutes en sont la principale cause. Ainsi, on estime que les chutes des seniors seraient responsables, chaque année, de plus de 100 000 hospitalisations et de 10 000 décès.
Pour assurer votre sécurité et permettre un maintien à domicile le plus longtemps possible, il est indispensable de procéder à des aménagements de votre logement et de vos installations.
Il s’agit d’un point clé pour prévenir les chutes. Vous pouvez par exemple équiper votre jardin de lampes à allumages automatiques en cas de mouvements, afin de ne pas rentrer chez vous dans la pénombre lorsque la nuit est tombée.
Équipez votre intérieur de suffisamment d’éclairages pour éviter les zones d’ombres et dans votre chambre, assurez-vous de pouvoir allumer une lumière depuis votre lit.
Il existe de nombreuses solutions en fonction de vos besoins comme l’installation de WC surélevés, d’une douche à l’italienne ou d’un tapis antidérapant.
Dans votre cuisine, vous pouvez remplacer les portes des éléments bas par des grands tiroirs plus pratiques.
Assurez-vous de fluidifier au maximum vos déplacements en désencombrant les espaces de circulation, en ne laissant aucun fil électrique trainer par terre ou encore en sécurisant au maximum vos escaliers avec des rampes solides sur toute leur longueur. Evitez au maximum les tapis ou fixez les au sol avec de l'adhésif double face.
La facture pour réaliser des travaux d’aménagement peut rapidement grimper mais plusieurs options peuvent s’ouvrir à vous pour bénéficier de certaines aides financières.
Sous conditions de ressources, l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) peut par exemple, en cas de perte d’autonomie, proposer une aide aux personnes âgées en perte d’autonomie, pour l’aménagement de leur résidence principale si elles sont propriétaires occupants ou locataires du parc privé.
Cette nouvelle aide s’appelle « MaPrimeAdapt’ » et regroupe, pour plus de faciliter dans les démarches, les 3 anciens dispositifs « Habiter facile », le crédit d’import autonomie et les aides d’adaptation des logements des seniors de la CNAV.
Pour en savoir plus sur le fonctionnement, les conditions et les travaux de MaPrimeAdapt’, n’hésitez pas à vous renseigner sur le site du gouvernement.
Enfin, des aides complémentaires peuvent aussi vous être attribuées par d’autres organismes comme le Conseil départemental de votre lieu de résidence, votre caisse d’assurance retraite ou encore la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Prenez contact avec ces organismes pour savoir à quoi vous avez droit.
Profitez d’un complément de revenu sous forme de rente et de services d’assistance pour vous aider au quotidien, et restez le plus longtemps possible chez vous, en cas de dépendance. L’assurance dépendance Vers l’Autonomie du Crédit Agricole comporte une option Capital « perte d’autonomie » qui permet à l’assuré de faire des travaux d’aménagement de son domicile en cas de perte d’autonomie reconnue par l’Assureur.
L’hébergement temporaire permet aux personnes âgées qui résident à domicile d’être hébergées dans un cadre sécurisant de manière ponctuelle.
Il peut se faire dans un établissement pour personnes âgées comme un Ehpad ou une résidence autonomie, la plupart des structures gardant toujours quelques places réservées aux séjours ponctuels. Il est aussi possible de trouver une place chez des accueillants familiaux.
Il s’agit d’une solution souple – l’accueil peut se faire de manière exceptionnelle ou régulièrement, une semaine tous les deux mois par exemple – mais la durée cumulée de tous les séjours ne doit pas excéder 90 jours sur douze mois.
L’hébergement temporaire peut présenter un intérêt dans les situations suivantes :
Ce « droit au répit » est d’ailleurs inscrit dans la loi d’adaptation de la société au vieillissement.
À lire également : Être aidant auprès d’un proche en perte d’autonomie
Il existe 2 catégories d’aide pour un hébergement temporaire :
Cette aide supplémentaire ayant pour objectif de permettre au proche aidant de la personne âgée – déclaré comme « proche aidant indispensable » par l’équipe médico-sociale de l’APA - en perte d’autonomie de pouvoir s’absenter et se reposer.
NB : Une personne âgée ne bénéficiant pas de « l’APA à domicile » peut, sous certaines conditions bénéficier de « l’APA en établissement » pour un hébergement temporaire en EHPAD. L’ASH (aide sociale à l’hébergement) en établissement peut être sollicitée en complément.
À noter : retrouvez les informations détaillées de ces aides et les conditions sur le Portail national d'information pour les personnes âgées et leurs proches.
L'hébergement temporaire d'une personne âgée peut être gratuit si elle est éligible à l'aide sociale ou si elle bénéficie d'une prise en charge par l'Assurance Maladie.
Ce document permet à une structure d'accueil de certifier que la personne âgée réside temporairement dans l’établissement.
L’Allocation personnalisée d’Autonomie (APA) en établissement est destinée à financer sous conditions une partie du tarif dépendance – tel que les prestations d’aide et d’accompagnement lié à la dépendance du résident – facturé par l’Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes).
Pour bénéficier de l’APA en établissement il faut :
L’APA en établissement est versée sans conditions de ressources, mais son montant dépend du niveau des revenus de la personne hébergée. Au-delà d’un certain seuil, une participation est demandée.
Le GIR (Groupe Iso-Ressources) correspond au degré de perte d’autonomie de la personne âgée. Il est calculé à partir d’une grille d’évaluation, la grille AGGIR (Autonomie-Gérontologie-Groupe Iso-Ressources). Il existe 6 niveaux de GIR, le niveau GIR 1 étant celui de la perte d’autonomie la plus forte et le niveau GIR 6 le plus faible.
À lire également : Seniors : des appareils connectés pour surveiller et alerter
Il existe 2 types d’aides au logement, non cumulables, versées par les caisses d’allocations familiales, pour les résidents en Ehpad :
Pour bénéficier de l’une ou l’autre aide, le logement doit constituer la résidence principale du senior – il doit y résider au moins 8 mois par an. Il n’y a pas d’âge maximum pour en bénéficier.
Si la personne vit en Ehpad mais a conservé sa maison, celle-ci n’est plus considérée comme sa résidence principale. Elle peut donc prétendre aux aides au logement.
Le montant de l’aide au logement est calculé en fonction des ressources du résident, du coût de l’hébergement et du lieu où se situe l’Ehpad.
Versée par le département, l’Aide Sociale à l’Hébergement (ASH) en établissement vise à éviter un maintien à domicile qui serait contraint par des raisons financières.
Elle prend en charge tout ou partie des frais d’hébergement du résident et peut aussi financer le tarif dépendance.
Le Conseil départemental paie la différence entre le montant de la facture et la contribution de la personne, voire de ses obligés alimentaires.
Pour que l’ASH soit accordée, il faut que l’établissement dispose de places réservées aux bénéficiaires de l’aide sociale. Le montant de l’aide est fixé par le Conseil départemental en fonction :
Pour rappel, l’obligation alimentaire est celle d’aider matériellement des personnes de sa famille qui sont dans le besoin. Elle existe de manière réciproque entre parents et enfants, grands-parents et petits-enfants, gendres ou belles-filles et beaux-parents.
Pour en savoir plus : solidarite.gouv
L’ASH est une aide « récupérable », ce qui signifie que le Conseil départemental peut notamment se rembourser des sommes versées lors de la succession, sans abattement ni seuil, et ce quels que soient les héritiers.
Le résident en Ehpad qui paye des impôts peut bénéficier d’une réduction de ceux-ci, à condition d’avoir des frais liés à un état de dépendance.
La réduction d’impôt équivaut à 25% des sommes réglées pour l’hébergement et la dépendance durant l’année avec un plafond à 10 000€ par personne hébergée.
Il faut aussi déduire les aides éventuellement perçues - APA et aides au logement - du montant à déclarer.
Pour en savoir plus : Service public
Si l’un des conjoints réside en Ehpad tandis que l’autre réside à son domicile et emploie un salarié à domicile pour l’aider – une aide-ménagère par exemple –, il est possible de cumuler la réduction d’impôt à celle prévue pour l’emploi d’un salarié à domicile.
À lire également : Perte d’autonomie : sur quelles aides peut-on compter ?
En général, c'est le résident lui-même qui paie sa maison de retraite avec ses propres ressources (retraite, épargne, etc.).
En cas d'insuffisance, les enfants peuvent être tenus de participer financièrement en fonction de leurs revenus, c'est ce qu'on appelle l'obligation alimentaire.
Cette solidarité familiale est définie par l'article 205 du Code civil. Le calcul de cette obligation dépend principalement de deux critères : l'état de nécessité de la personne âgée (le parent dans le besoin) et les ressources et revenus disponibles des descendants appelés à contribuer.
Le calcul de l'obligation alimentaire se base sur deux critères principaux :
Toutes les ressources des débiteurs d'aliments sont prises en compte pour ce calcul. Cela comprend les revenus non saisissables, les indemnités du chômage, les pensions retraites, etc.
À noter qu'il n'existe pas de grilles d'évaluation officielles pour le calcul de l'obligation alimentaire. En cas de conflit familial, c'est le juge aux affaires familiales qui déterminera la contribution de chaque débiteur.
Si les descendants ne peuvent pas aider financièrement, le juge peut demander à ce que le parent soit hébergé chez eux.
À noter : Dans certains cas, les enfants sont dispensés de fournir l’aide alimentaire aux parents. C’est le cas des parents condamnés pour maltraitance par exemple ou les parents biologiques qui n’ont pas eu de contact avec l’enfant. Les petits enfants et les conjoints ne sont pas tenus de participer.
Besoin d’un complément de revenu pour financer le tarif de l’Ephad ? Découvrez la solution Assurance Dépendance proposée par le Crédit Agricole.
Décider d’emménager dans un Ehpad plutôt que dans un autre est une étape importante qui mérite réflexion. Prenez le temps d’étudier tous les éléments à prendre en compte avant de faire votre choix. Voici les 3 grands critères à analyser qui peuvent vous aider.
Comme pour tout endroit où l’on va vivre au quotidien, l’emplacement est un critère déterminant. Vous pouvez par exemple choisir un Ehpad près de votre ancien domicile de manière à ce que la personne hébergée, ou vous-même, puissiez garder vos repères :
Vous pouvez, à l’inverse, avoir envie de changer de ville ou même de région afin d’opérer un rapprochement avec les enfants, les petits-enfants, un centre de soin particulier…
Une fois que vous aurez sélectionné la zone géographique et les Ehpad correspondants, prenez le temps de les visiter à plusieurs reprises et à différents moments de la journée : le matin, au déjeuner, etc.
Visitez les chambres et vérifiez leur équipement – lavabo, wc, douche – et renseignez-vous pour savoir dans quelle mesure les résidents peuvent aménager leur chambre avec leurs propres meubles.
Demandez à rencontrer l’équipe et le directeur, renseignez-vous sur l’emploi du temps et sur les activités – gym douce, activités artistiques, etc. - qui peuvent éventuellement être proposés aux résidents.
Dressez une liste de vos questions avant votre visite afin d’être sûr de ne rien oublier :
Prenez aussi le temps de vous promener dans le quartier afin de vous imprégner de l’ambiance, de repérer les commerces ou les parcs, de tester la praticabilité des trottoirs etc.
Il est important que l’environnement autour de l’Ehpad vous convienne, ou convienne à votre proche, pour inciter à rester actif en sortant le plus souvent possible.
Les Ehpad que vous contacterez vous donneront une fiche signalétique mentionnant :
Soyez particulièrement attentif sur ce dernier point, pour bien différencier les prestations incluses de celles qui sont en option car elles varient – ainsi que leur coût – d’un établissement à l’autre.
Par exemple, dans certains Ehpad, le prix affiché inclue l’entretien du linge des résidents tandis que dans d’autres la prestation vous sera tarifée en plus, ce qui peut vite alourdir la facture finale.
Linge, location de téléviseur, etc. listez les prestations dont vous avez besoin, renseignez-vous sur leur tarification et tenez en compte lorsque vous comparerez le coût mensuel de chacun des établissements que vous envisagez.
Enfin, demandez un exemplaire du contrat de séjour et du règlement intérieur pour les examiner à tête reposée.
Le site www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr propose un comparateur de prix ainsi qu’un comparateur des restes à charge mensuels qui vous permettent de comparer jusqu’à trois Ehpad à la fois.
Le vieillissement de la population française crée une forte croissance du marché des seniors. Acheter un appartement destiné à une population âgée, valide et indépendante, dans une résidence proposant divers services gratuits et/ou payants tels que restaurant collectif, jardin, piscine, cours de gymnastique et activités diverses, s’avère une solution d’investissement intéressante et une solution de vie pour plus tard.
Les copropriétés de résidence senior sont en général gérées par un gestionnaire spécialisé. Elles permettent de bénéficier d’un logement privé, mais bénéficient d’espaces collectifs, comme par exemple un salon, un restaurant, une piscine…
L’achat de ce type de logements se fait souvent en Vefa (Vente en l’état futur d’achèvement), soit sur plan. Les prix varient grandement en fonction du type et taille de logement (du studio au T3), des prestations, du lieu géographie etc., pouvant aller de 80 000 € à 300 000€.
Même si dans un premier temps, il s’agit d’un investissement et non d’un lieu de vie, il est important, avant de se décider, de visiter, à défaut de l’appartement s’il n’est pas sorti de terre, l’environnement dans lequel il se situera (quartier, accessibilité par transports en commun, commerces et services de proximité, activités culturelles proches, etc.).
Acquérir un logement dans une résidence senior, bien avant l’heure du troisième âge, est un placement à long terme qui permet de percevoir des revenus réguliers afin de rembourser un crédit immobilier puis, quand le prêt est remboursé, de se constituer des revenus complémentaires.
En contrepartie, on doit accepter de le louer meublé, par bail commercial, à l’exploitant de la résidence, pour une durée minimale de 9 ans.
Il paie la taxe foncière et les charges de copropriété.
Quant aux revenus, ils sont défiscalisables : le statut du loueur en meublé non professionnel (LMNP) permettent d’amortir ou de réduire l’imposition des revenus locatifs.
À lire également : Louer en meublé : similitudes et différences entre les statuts de LMP et LMNP
L’habitat inclusif, aussi appelé habitat accompagné, partagé et inséré (API), peut se résumer comme la possibilité donnée à des personnes âgées ou en situation de dépendance de « vivre chez soi sans être seul ». L’objectif est de pouvoir rester à domicile tout en rompant l’isolement.
La loi Elan & habitat inclusif : Cette loi sur l’évolution du logement et du numérique permet de donner une définition juridique. Le concept a été ensuite précisé dans un arrêté et un décret.
L'habitat inclusif a pour objectif de favoriser le maintien chez soi et la vie en société de personnes qui risquent d’en être exclues en raison de leur âge ou de leur situation de santé.
Sont donc concernées par ces résidences toutes les personnes vulnérables ou en situation d’isolement qui souhaitent habiter, à titre de résidence principale, dans un habitat regroupé, avec des espaces communs, en partageant un projet de vie sociale avec d’autres résidents de même type.
Il n’existe pas de limite juridique d’âge pour une personne âgée qui souhaite postuler pour un habitat collectif. L’âge concerne seulement les aides financières.
À l’instar des personnes âgées, l’accueil en habitat inclusif des personnes en situation d’handicap (physique comme mental) n’est pas soumis à une décision de la commission des droits et de l'autonomie (CDAPH), ni à la perception de la prestation de compensation du handicap. Il est lié au souhait et à la capacité des habitants à s’adapter à ce mode de vie.
Il n’y a pas de niveau minimum de perte d’autonomie (grille GIR) à avoir pour pouvoir accéder à ce type de logement solidaire. Il faut en revanche que le senior exprime le souhait de rester chez lui tout en participant à des activités de socialisation, et qu’il possède encore suffisamment d’autonomie pour ce type de mode de vie.
Les projets d’habitat inclusif sont forcément construits pour rompre l’isolement, via des espaces privatifs et des espaces communs pour développer à la fois son autonomie et un projet de vie sociale.
Mais l’hébergement peut être :
La personne accueillie est ainsi soit locataire, colocataire ou propriétaire.
Les habitants bénéficiant de l’habitat inclusif sont généralement peu nombreux, en moyenne 5 à 10.
Ils font en outre l’objet de l’élaboration d’un projet de vie social (avec activités en commun) et d’un accompagnement à domicile (aide à la vie quotidienne ou à la mobilité, aide aux formalités administratives et citoyennes, soins médicaux, soutien numérique et informatique, surveillance adaptée, etc.).
Ces aides peuvent être apportées par des aidants familiaux ou par des animateurs salariés. Des soins peuvent également être apportés par des infirmiers.
Un certain nombre d’allocations peuvent aider les personnes âgées ou handicapées à trouver un logement en habitat inclusif. Elles sont souvent subordonnées à des conditions de santé et de ressources financières.
Le prix d’une location ou d’un bien en habitat inclusif est très variable selon l’emplacement du bien, le type de structure (privée ou publique), l’existence d’aides locales, etc.
Dans le public, le loyer exigé des locataires doit être au plus égal au maximum des logements conventionnés dans le cadre de l’aide au logement (article R 353-16 du CCH, code de la construction et de l’habitation).
Il est possible de cumuler plusieurs types d’aides financières pour les personnes âgées ou celles handicapées :
Il est aussi possible de mettre en commun le montant des aides (ou compensation du handicap) pour mettre en place un service mutualisé (par exemple services de préparation de repas ou présence en continu d’une auxiliaire de vie).
À noter : Une nouvelle aide du conseil départemental - l’aide pour la vie partagée (ou AVP) -est en cours de création. Elle sera destinée aux personnes de plus de 65 ans, sans condition de ressources, et sera versée directement à l’organisme qui gère l’habitat inclusif.
Cette aide, très spécifique à l’habitat partagée, est définie au cas par cas en fonction du projet de vie sociale établi par les habitants entre eux.
Il ne faut pas confondre cette aide avec le forfait à l’habitat inclusif qui vise spécifiquement la situation de handicap (que la personne soit un sénior ou non).
Depuis les béguinages qui accueillaient, dans le Nord de l’Europe, au moyen-âge, des femmes célibataires, dans des maisonnettes autour d’une chapelle, les choses ont bien évolué. Aujourd’hui, les béguinages nouvelle génération, le plus souvent sans vocation religieuse, prennent la forme de petits ensembles de pavillons ou d’appartements indépendants, dotés d’espaces de vie communs, ouverts aux femmes et hommes âgés, seuls ou en couple.
Le modèle du béguinage se situe entre le domicile personnel et la maison de retraite médicalisée.
Ainsi, les espaces communs sont animés par des personnes extérieures, souvent ouverts aux associations de quartier. Une hôtesse, un gardien-veilleur, une accompagnatrice prennent soin des résidents, les aident dans leurs petits problèmes quotidiens.
Par ailleurs, les béguinages sont toujours implantés non loin d’un centre-ville et de commerces de proximité. Les résidents peuvent aussi profiter à leur domicile de services à la personne type ménage, coiffure, livraison de repas, etc.
Mais attention, pour habiter en béguinage, les candidats doivent être autonomes ou en perte partielle d’autonomie (Gir 6 ou Gir 5).
Les béguinages, dont le fonctionnement est proche des résidences services seniors (Les Hespérides, Les Jardins d’Arcadie…), s’en distinguent par leur prix. Ils sont beaucoup moins coûteux.
Pour savoir si un béguinage existe près de chez soi, contacter un point d’information local pour les personnes âgées et leurs proches (annuaire des points d'information).
© Uni-médias – Avril 2025
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L’assurance dépendance
Une protection et un accompagnement en cas de perte d’autonomie